AC Lingua COACH

Formations et coaching en anglais et en italien

« I forgot the word! » : Comment ne pas perdre ses moyens en plein entretien

Le silence. Ce vide abyssal qui s’installe quand, en pleine explication de votre plus grande réussite professionnelle, le mot crucial s’évapore. Votre cerveau bloque, la panique monte, et vous avez l’impression que votre niveau d’anglais vient de redescendre au niveau collège sous les yeux du recruteur.

Respirez. Je vais vous dire un secret : ce n’est pas l’oubli du mot qui vous fera rater l’entretien, c’est votre réaction à cet oubli.

1. Déconstruire le mythe du dictionnaire vivant

Le premier blocage est psychologique. Beaucoup de candidats pensent qu’un entretien en anglais est un examen de vocabulaire. C’est faux. C’est un test de communication. Dans un contexte international, vous travaillerez certainement avec des gens dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. Ce qu’on attend de vous, c’est la capacité à transmettre une idée, pas à réciter Shakespeare. Et, bien sûr, on attend de vous que vous soyez un expert dans votre domaine et que vous ayez les codes de base du business international.

2. La technique de la « description » (survie linguistique !)

Si vous ne trouvez pas le mot « entrepôt » (warehouse), ne vous arrêtez pas. Décrivez-le.

  • La méthode : Utilisez des mots simples pour définir le mot complexe.
  • Exemple : « The large building where we store all our products before shipping them. » Le recruteur comprendra instantanément et, souvent, vous donnera le mot lui-même. Remerciez-le d’un simple « Exactly, thank you » et enchaînez. Cela montre une compétence clé : la résilience.

3. Les « Fillers » : Vos meilleurs alliés pour gagner du temps

Le cerveau a besoin de quelques secondes pour passer de la pensée à la traduction. Au lieu de laisser un silence stressant ou de dire « Heu… », utilisez des béquilles de langage naturelles.

  • Pour réfléchir à une question difficile : « That’s a very insightful question, let me think about the best way to frame that… »
  • Pour structurer votre pensée : « How should I put this? I would say that… »
  • Pour reformuler : « What I’m trying to convey is that… »

4. Gérer le stress physiologique

Quand le stress monte, on parle plus vite, on respire moins, et le cerveau se « verrouille ».

  • La règle de la pause : Prenez une gorgée d’eau. C’est un « reset » socialement acceptable qui vous donne 5 secondes de réflexion pure.
  • Parlez plus lentement : En parlant à 70% de votre vitesse habituelle, vous laissez à votre cerveau le temps de préparer la phrase suivante. Vous paraîtrez plus calme et plus « senior ». Ce n’est pas une course !

5. Le « Script de secours » en cas de blocage total

Si vous êtes vraiment coincé, ne restez pas figé. Utilisez l’honnêteté avec élégance :

« I have the term in French, but the specific English word escapes me for a moment. To put it simply, it’s about… »

Cette phrase prouve au recruteur que vous maîtrisez la situation. Vous ne subissez pas le stress, vous le gérez. C’est exactement ce qu’on attend d’un manager ou d’un collaborateur en milieu international.

Mes conseils pour bien vous préparer

Tout d’abord, commencez en français. Repérez les termes généraux et techniques que vous utilisez souvent en français puis traduisez les en anglais. Entrainez vous à former des phrases avec en anglais, en décrivant votre métier, vos expériences. Cela va vous aider à « ancrer » ces termes et ces phrases dans votre mémoire. En effet, on retient mieux lorsque l’on se place dans un contexte précis. Inutile donc d’apprendre une immense liste de mots par coeur, sans contexte et sans cadre.

Entrainez vous aussi à écouter de l’anglais et différents accents. Souvent, mes stagiaires me disent que c’est la compréhension orale qui pêche. Pour ça, pas de miracles, pas de mystères : on entraine son oreille. Il existe une multitude de podcasts et de vidéos youtube. Ecoutez avec les sous titres, familiarisez vous avec les différentes intonations. Ici, la répétition sera clé.

Rappelez vous : les recruteurs anglophones vont préférer une personne avec un niveau de langue un peu moins bon, mais qui est capable de contourner une difficulté avec le sourire, et qui a de la résilience, plutôt qu’une personne avec un excellent niveau de langue, mais plus fermée, qui n’a pas le bon « cultural fit ». So… Relax and enjoy the process !

Laisser un commentaire

Contact info

contact@example.com

123-456-7890

123 Startup Lane, Floor 3 Unit C, Profit, MA